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Le Quatuor Piatti

C’est au château d’Arcangues que le public a découvert, le 18 octobre, les artistes du quatuor Piatti, jeunes virtuoses londoniens. La soirée a été fascinante : la beauté du salon des Gobelins n’était pas étrangère au premier plaisir, celui de prendre place dans un décor raffiné, propre à la musique de chambre. Après la superbe interprétation du 11ème quatuor de Beethoven (Serioso), d’une remarquable maturité chez d’aussi jeunes interprètes, une belle présentation, assumée tour à tour par Jessie Richardson en Français et Nathaniel Anderson-Frank en Anglais, donnait de bonnes clés d’écoute à deux œuvres plus proches de notre temps : le 3ème quatuor de Lucien Durosoir (1933) et le 2ème quatuor de William Walton (1947). Durosoir, outre une impitoyable difficulté technique, exige des interprètes une profonde sensibilité pour plonger dans les abîmes de sa noirceur aussi bien que pour s’élever vers cette sorte de joie céleste qui habite certaines séquences. Le public s’est avoué fortement ému par cette œuvre encore peu connue mais incontestablement magistrale. Le quatuor de Walton apportait, en fin de programme, une fougue, une jeunesse, une imagination rythmique de la plus grande séduction, démontrant qu’il n’est pas nécessaire, pour être « moderne », de déployer des trésors de spéculation intellectuelle inaccessibles à ceux qui, tout simplement, aiment la belle musique. Un concert d’une exceptionnelle tenue.
Belarria Irekia

Concert du 19 octobre
L’église Notre Dame de l’Assomption à Bidart, est un édifice magnifique où tout retient le plaisir des yeux. L’accueil par les responsables y est chaleureux et l’acoustique agréable et la belle musique s’accorde avec la spiritualité des lieux. Les trois œuvres mises au programme par le quatuor Piatti ne sont pas des plus connues. L’esthétique de la gravité, promue par Joseph Haydn dans son précoce opus 20, domine le numéro 2 en fa majeur et servira de modèle à Beethoven. Les Piatti y ont révélé leur propre esthétique de la sobriété. Les trois Divertimenti de Benjamin Britten, œuvre de jeunesse (1933), ont connu à Bidart un accueil bien plus favorable qu’à Londres, lors de sa création…en 1956. Rien n’a paru choquant dans cette œuvre pleine d’humour et d’esprit sportif (« Physical training.. »), jouée avec fougue et conviction. Le quatuor op. 51 n° 2 de Johannes Brahms ramenait une note sérieuse et même austère avec ses quatre mouvements d’un superbe classicisme, défiant les démonstrations affectives du romantisme allemand.
Les jeunes interprètes du quatuor Piatti ont donné tout leur cœur et leur talent pour être à la hauteur des exigences du programme, du public et du contexte : ils assuraient, avec Haydn, Britten et Brahms la clôture du festival 2017.
Belarria Irekia


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